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Glossaire peinture

Peinture   
 

(f) du lat. pop. « pinctura » (début du XIIe siècle) ;

1. Matière colorante liquide propre à recouvrir une surface constituée de pigments mélangés à un liant fluide ou pâteux.

2. Action de recouvrir un support avec cette matière.

3. Ouvrage de représentation ou d’invention fait de couleurs délayées et étalées sur un support préparé à cet effet.

4. Art et technique de l’expression, figurative ou abstraite, par les formes et les couleurs, dans les deux dimensions du panneau, de la toile, de la feuille de papier, etc.

5. Ensemble des œuvres d’un artiste, d’un pays, d’une époque, réalisées avec cette technique.

 
 
Abstrait (adj.)       

Dans les arts visuels, œuvre dont les lignes, les surfaces, les couleurs, les volumes ne

cherchent pas à se référer à la réalité visible (=objets, personnages, paysages, etc.). Un

« père » de l’art abstrait : Wassily Kandinsky (1866-1944).

Voir aussi  figuratif*  [1]. (p.38-39) [2]

 
Aplat (m.)              

Couleur posée de manière plate et uniforme sans trace de pinceau ou d’outil et sans

dégradé. S’oppose au modelé*.
           

Cadrage (m)         

Mise en place du sujet dans les limites du format

On distingue le plan d’ensemble : le cadrage est large, l’angle de vision est ouvert ; le plan moyen : l’espace est cadré à la taille du sujet (cf. de nombreux portraits en pied) ; le plan rapproché ou gros plan : le sujet est représenté de très prêt, de manière fragmentée. (p. 120)

 
Clair-obscur (m)

Effet de lumière et d’ombre, choix d’un éclairage particulier (bougie, flambeau,

projecteur, etc.) permettant de juxtaposer des zones très éclairées avec des zones d’ombre

profonde. (p.80)
 
Composition (f)     

Du lat. « cum » « ponere » = mettre ensemble. Arrangement, organisation, combinaison

des différents éléments plastiques constituant l’image, de manière à former un

tout implique un choix complexe dont le résultat conditionne la perception de

l’image. On distingue différents types généraux de composition : triangulaire ou

pyramidale, circulaire, en diagonale, etc. (p.122)

 

Couleurs (p. 82 à 85)

a.       primaires (ou « fondamentales »): se dit des trois couleurs qui ne sont pas obtenues par mélange : le rouge, le jaune et le bleu.           

b.       secondaires : se dit des couleurs obtenues par le mélange de deux couleurs primaires. Bleu et jaune = vert ; jaune et rouge =orange ; rouge et bleu=violet.

c.       complémentaires : se dit de deux couleurs diamétralement opposées sur le cercle chromatique de Chevreul (chimiste et théoricien de la couleur, 1786-1889) ; rouge et vert, jaune et violet, bleu et orange.

d.       pures (ou « saturées ») : se dit des couleurs utilisées telles quelles, sans mélanges.

e.       locales : couleurs des objets et des surfaces sans modifications dues à la lumière, les couleurs avoisinantes, etc. Ex : la couleur locale du citron mûr est le jaune.

f.        froides : se dit des couleurs se rapprochant du vert et du bleu.

g.       chaudes : se dit des couleurs se rapprochant du rouge, du jaune et de l’orange.

h.       contrastes (de couleurs) : oppositions et mises en valeur réciproques des couleurs. On distingue sept types de contrastes chromatiques. (cf. p. 84)

 
Enluminure (f) 

Décoration peinte ornant les initiales, les bordures ou toute une page d’un manuscrit,

essentiellement dans les livres du Moyen Âge. (p. 8-9 et p. 72-73)

 
Estampe (f)           

De l’italien stampa, de stampare, imprimer. Image imprimée, le plus souvent sur papier,

après avoir été gravée sur bois, métal, etc. ou dessinée sur un support lithographique.

L’estampe a la spécificité d’être un original multiple.

 
Figuratif (adj.) 

Se dit, en arts visuels, d’une œuvre dont les lignes, les formes, les volumes font référence

au monde visible (objets, personnes…) soit en le copiant, soit en le transformant, soit en

l’imaginant. Voir aussi abstrait*.
 
Fresque (f)            

De l’italien a fresco, sur « enduit frais ». Technique de peinture sur mur réalisée avec des

pigments délayés dans de l’eau. Le mélange se pose avec des pinceaux souples sur un

enduit de mortier frais . Les couleurs sont absorbées dans le mortier et font corps avec lui.

Seuls quelques rehauts sont appliqués à sec (a secco). (p.108-109)

 
Genre (m)             

(catégorie et…) Grandes catégories traitées en peinture : portrait, paysage, etc.(p.46-67)

 
Glacis (m)             

Technique picturale qui superpose de fines couches de peinture transparentes sur une

couche de peinture opaque pour en modifier la couleur. Une forte luminosité est produite

par la réflexion de la lumière sur la couche opaque à travers les glacis.

 

Hors-champ (m)   

(ou hors-cadre) Partie de l’image qui se prolonge au-delà du champ (du cadre) de l’image elle-même. Le cadre (les bords) de l’image définit un champ, c’est-à-dire une surface de représentation. Le hors-champ est l’espace imaginaire que nous suggère l’image au-delà de son cadre. Un hors-champ peut être plus ou moins dynamique selon la puissance de la relation entre le dedans et le dehors de l’image. Un hors-champ peut être créé par des objets fractionnés, une gestuelle, un miroir, un regard, une ombre, etc. (p.120)

 
Iconographie (f)    

Littéralement : description des images. Désigne l’étude descriptive des diverses

représentations figurées d’un sujet. Iconographie religieuse : ensembles des représentations

figurées des thèmes, personnages, symboles, propres à chaque religion ; étude de ces

ensembles.
 
Ligne de force (f) 

Ligne construisant l’organisation spatiale de l’image ; réelles ou virtuelles, les lignes de force constituent le « squelette », la « structure portante» de l’œuvre ; elles dirigent le regard dans l’image. On parle d’ordonnancement statique (droites parallèles et orthogonales à la bordure de l’image) ou dynamique (lignes de force en diagonale). (p.122)

 
Modelé (m)           

Graduation de valeurs pour obtenir un effet de volume , de relief. Voir aussi aplat *.

 
Perspective (f) 

Méthode permettant de représenter un espace à trois dimensions sur une surface qui n’en a

que deux.

i.         p. aérienne ou atmosphérique : rendu de l’impression de profondeur par le dégradés des couleurs qui s’éclaircissent vers l’horizon. (p. 12)

j.         p. linéaire ou géométrique : représentation de la profondeur sur une surface plane à partir d’un procédé mathématique. La théorie de la perspective linéaire est mise au point à la Renaissance par des artistes florentins (Brunelleschi). Ses principes de base sont les suivants:

                                                               i.      Unicité du point de vue : la scène est représentée sous un seul point de vue, celui déterminé par la position de travail de l’artiste.

                                                             ii.      Point de fuite : l’image s’organise autour d’un point de fuite placé sur la ligne d’horizon, fictive ou non, placée à la hauteur du regard. Toutes les lignes perpendiculaires au plan du tableau, les lignes de fuite, vont converger vers ce point de fuite ; ce sont elles qui donnent la profondeur.

                                                            iii.      Raccourcissement : la taille des figure diminue au fur et à mesure de leur position dans la profondeur de l’image et de leur éloignement du spectateur. (p. 124-125)

k.       p. rabattue : procédé consistant à représenter certains éléments vus de dessus alors que d’autres sont vus de face. (p. 8)

l.         p. tordue : procédé consistant à montrer certains éléments d’une figure de profil et d’autres de face. (p.5)

 
Polyptyque (m)     

Tableau composé de plusieurs volets (ou panneaux) pouvant parfois s’ouvrir et se fermer

(diptyque = à deux volets ; triptyque= à trois volets…). (p.74-75)

 
Retable (m)           

Tableau, panneau peint, parfois sculpté, placé derrière l’autel en face des fidèles (p. 50). Il

peut être peint des deux côtés et reposé sur une prédelle. Un retable comporte parfois

plusieurs parties qui peuvent s’ouvrir et se fermer, on parle alors de volets.

 
Touche (f)            

(picturale) Empreinte du pinceau sur la toile, manière dont la peinture est posée sur le

support ; chaque artiste a sa manière de poser la couleur : c’est sa touche.

 
 
 
 
 


[1] Un astérisque* renvoie dans le glossaire-même à la définition du terme souligné .

[2] Les numéros de pages entre parenthèses se réfèrent au manuel La peinture, repères pratiques, éd. Nathan.